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  •   Posons-nous la question, pourquoi Saint Thibault ?

       Il en est fait première mention en 1214 à St Germain des Prés.
Nous savons que des moines venus de l’abbaye bénédictine de Molesmes, située entre Tonnerre et Châtillon/Seine en Côte d’or, (1) s’étaient installés dans un lieu actuellement appelé St Sébastien (autrefois Montigny) à Château-Renard, se sont particulièrement intéressés à la population rurale de St Firmin, Gy et St Germain.
       C’est de leur temps que le culte de saint Thibault à été favorisé. Saint Thibault était originaire de Provins et s’étais fait ermite. C’est par ces moines de Molesmes que le culte de saint Thibault est venu se juxtaposer à celui, qui beaucoup plus ancien de saint Germain.
Maintenant parlons de la chapelle St Thibault à St Germain des Prés. Un petit édifice en propriété privée existe toujours, et rare sont les chapelles de cette époque ayant survécu. La chapelle, était probablement un bâtiment plus important qu’actuellement. C’était un lieu de pèlerinage de bergers, organisé dés le XIIème siècle, la chapelle est mentionnée sans cesse depuis, mais à chaque invasion du territoire, elle fut abîmée ou détruite, et ce plus particulièrement lors des guerres de religion.
 
       Pour la reconstruire, il fut trouvé un « bailleur de fonds », l’Elu de Montargis, cette chapelle était alors un édifice important après sa reconstruction.
 
Un document mentionne :
-        En 1629, VOURRET, un maçon de Montargis chargé de sa reconstruction devra en refaire la charpente, la replâtrer, bâtir les planchers, carreler, faire l’autel, y mettre des corniches en pierre. En sus, il mettra sur l’autel un cadre sur six colonnes, fera son fronton, le tout avec un portail. (nous mesurons l’ampleur des dégâts). 
-        Sept années après (les paroisses n’étant pas bien riches), il est fait appel à un maître peintre-vitrier de Montargis. Il promet entre autres choses, d’y peindre trois tableaux, dont «saint Thibault à cheval » du temps où il était noble, avant de devenir religieux, « saint Thibault en ermite, et des paysans » et un ensemble représentant « l’histoire de saint Hubert ». Il est fait allusion à d’autres toiles posées sur les autels, de murailles et de piliers dont deux gros.
 
       C’est donc une reconstruction complète, beaucoup plus importante que l’actuel édifice, supposons-nous …
 
       Cette chapelle est placée devant une source « miraculeuse », recherchée pour guérir les animaux. On y a trempé des moutons pendant des siècles et ceci jusque vers 1885. (2)
 
Voici sommairement, telle que nous la connaissons l’histoire de la chapelle de St Thibault qui eu à subir aussi les destructions anticléricales sous la Révolution de 1789.

Reine DESHAYES

Bibliographie :
-        Saint-Germain-des-Prés et ses origines, par MM. Daniel WITCZAK et Alain PARDE. (1981)
Note :
(1)             L’abbaye de Molesmes (actuellement propriété privée) entretenue et restaurée par ses propriétaires. C’est de cette abbaye importante que Robert de Molesmes, parti avec quelques compagnons fondés l’abbaye de Cîteaux dans un lieu marécageux (les roseaux appelés cistels donnèrent le nom de Cîteaux et les cisterciens).
(2)            Le curé ROUETTE, curé de 1850 à 1900 (avec quelque autres prêtres, hommes de plume) a écrit un petit texte sur Jeanne d’Arc et une sorte de sociologie des habitants de Saint-Germain. Il nous dit que, de son temps il a vu disparaître cette coutume vers 1885.